Rafik Hariri

Prestige N° 142, Mars 2005

  

Le secret d’une réussite

Homme d’affaires ou homme d’Etat?

Plusieurs définitions tentent de le cerner: homme de la reconstruction, des grands projets, homme d’affaires, homme de Saida, de l’Arabie Saoudite, l’homme qui a changé l’histoire… Hariri c’est tout cela mais encore… nous avons voulu savoir ou finit le leader, ou commence l’homme. Ponctuel, maître de toutes les situations, charismatique. Il a surtout le talent de convaincre sans plaidoyer. Est-ce dans cela que réside en fait l’énigme de sa réussite?

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© Prestige

Vous êtes entouré d’une équipe compétente et loyale. Quelles qualités faut-il avoir pour devenir votre proche collaborateur? Lacompétence et la loyauté sont deux qualités inséparables l’une de l’autre. Une personne aux lourdes responsabilités doit avoir à ses côtés une équipe compétente qui puisse l’assister efficacement.

Le président Hariri est-il tolérant ou ferme avec ses proches? On ne peut établir de frontière entre deux attitudes. L’on est indulgent ou inflexible suivant les circonstances. Je ne crois pas aux qualités bien délimitées, une personne vraiment responsable doit savoir adapter ses ripostes à chaque situation …

Le président Chéhab était intègre mais ses proches profitaient de son indulgence. Ça vous arrive aussi? Je ne veux pas rentrer dans les détails de l’histoire. Mais toute personne importante et son entourage subissent invariablement critiques et reproches. La plupart des rumeurs ne sont que de pures inventions servant des motifs politiques. Ça se passe partout dans le monde, pas seulement au Liban.

Rafik Hariri n’oublie jamais ses amis en dépit du temps et de l’éloignement. Votre fidélité envers vos amis est illustre … mais que faites-vous de vos ennemis?(Sourire espiègle). Je ne suis pas du tout rancunier, c’est d’ailleurs l’une de mes faiblesses en politique.

Mais il vous arrive quand même souvent d’être dur et tranchant. J’aime donner à chacun la chance d’arranger les choses mais s’il n’y a vraiment plus rien à faire, si vous êtes désespéré de l’attitude de quelqu’un, et qu’il n’y a plus moyen de discuter, je change à ce moment-là d’attitude.

Vous êtes l’homme des grands projets … Lesquels vous tiennent le plus à cœur? Tout d’abord la Fondation Hariri dont je suis très fier et qui est devenue un engagement à caractère familial, le second c’est bien évidemment la reconstruction de Beyrouth.

Vos plans ont-ils été modifiés? Nous suivons encore le plan d’origine et nous avons enregistré jusqu’à présent… zéro faute.

Vous êtes donc optimiste?Oui, je ne crois pas qu’il y ait des problèmes, mais quand même pas mal de critiques, ce qui est parfaitement normal. Nous laissons à tous la liberté d’expression. Toute personne peut s’exprimer à la télévision et émettre des opinions, contester des faits. Nous prenons les critiques en considération, à condition qu’elles émanent d’un esprit analytique, de quelqu’un qui a fait l’effort de proposer une idée nouvelle. Pour que cela vaille la peine qu’on y prête l’oreille et que tout le pays en profite.

Il est très important pour un personnage public d’écouter l’avis des gens, puisque ses décisions se répercutent sur tout le pays. Mais au Liban, on en arrive au point de ne plus rien écouter car les avis se basent sur des faits rocambolesques et non tangibles, souvent, on n’entend que des critiques vaines et des faits inexacts.

Rafic Hariri

© Archives Rafik Hariri

Avec son père Hajj Bahaeddine Hariri

  

Les proches de Rafik Hariri ont-ils le droit de le critiquer? Je n’aime pas les hypocrites, il n’y a pas autour de moi de ces flatteurs qui vous enivrent de belles paroles. Ce genre de personnes ne sert pas un leader, au contraire, ils l’induisent en erreur. Je ne m’arrête qu’aux opinions pondérées et étudiées.

Votre décret relatif aux importations a suscité un tollé général. Avant la guerre, 350.000 véhicules circulaient au Liban. Aujourd’hui, nous en avons plus de 1 350000 pour le même nombre d’habitants, (vu la proportion d’émigrés)! Pourquoi négliger les 40 000 taxis et les transports en commun? Il est ridicule de penser que l’augmentation des taxes a pour but de renflouer le Trésor. Mais les gens réfléchiront avant d’acheter une voiture. Il nous faut 3 à 4 ans pour compléter la réhabilitation du réseau routier. Finalement, ce décret a été conçu dans l’intérêt public.

Une fois voté, un décret peutil être annulé, tout simplement, après trois ans?

Avec l’entrée au Gatt du Liban devenu partenaire de l’Europe, toutes ces taxes devront être annulées. Nous sommes contraints de diminuer le nombre de voitures importées, pour donner aux gens la chance de se déplacer plus facilement… Tout est planifié, rien n’est aléatoire. De toute façon, c’est l’opinion du gouvernement, ça peut ne pas être l’avis de tout le monde.

Enfin à ce jour, outre les critiques, personne ne nous a proposé de solution cohérente pour le problème du trafic routier.

Où en sont vos projets? Tous sont en cours d’exécution: eau, électricité, aéroport … Notre gouvernement est celui qui a le plus œuvré pour les travaux publics et d’infrastructure, nous sommes supposés recevoir d’ici 3 à 5 ans 3 millions de touristes. Aujourd’hui, leur nombre est encore très restreint, il faut bien leur construire une infrastructure. Les services touristiques des autres pays ont évolué. La Grèce reçoit tous les ans quelque 30 millions de touristes. Tous, dans la mesure de leurs moyens activent l’économie. Si l’on considère que les revenus du Liban les plus importants proviennent du tourisme, l’Etat doit donc encourager l’investissement privé dans ce secteur.

Vous vous êtes longtemps absenté de Saïda et à votre retour, vous avez eu droit à un bain de foule. Quels en sont vos souvenirs? Saïda est une ville de bonnes gens où l’esprit de famille et d’entraide est un caractère prépondérant.

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© Archives Rafik Hariri

Le premier ministre Rafic Hariri en famille avec son épouse Nazek, Ayman, la benjamine Hind, Oday, Joumana, son mari Nizar Dalloul et Fahd.

A l’étranger, quest-ce qui vous manquait du Liban? Tout. On ne se rend compte de l’importance de la patrie que lorsqu’on en est loin.

Enfant, quel était votre rêve? Ilest certain que je n’ai jamais rêvé de ces deux choses: être riche et devenir Premier ministre. Faire de la politique ne m’était jamais venu à l’esprit. Enfin, j’ai toujours voulu travailler dans le service public. Mais devenir riche … jusqu’à présent, je n’arrive pas à y croire.

Comment avez-vous obtenu la nationalisaoudienne? Le roi Fahd, un ami très cher, me l’a accordée. J’ai vécu 28 ans en Arabie Saoudite, ma relation avec la famille Saoud est ancienne, il y a un lien privilégié entre le roi Fahd et moi-même. Quand il a eu des ennuis de santé, je n’ai pas fermé l’œil pendant 15 jours. La famille royale saoudienne est unique pour sa loyauté, je lui dois beaucoup et je lui serai toujours reconnaissant.

Qu’aviez-vous fait de si particulier? J’ai travaillé dur. Le secret je crois, c’est la loyauté, la sincérité, l’honnêteté dans les relations avec autrui. Outre ces qualités, il y a une certaine chimie, un courant qui passe …

J’ai aussi reçu l’insigne du roi Fayçal. Une décoration quasi jamais décernée à un étranger. On me l’a remise pour avoir mené à bien les négociations pour le cessez-le-feu.

Il est vrai que vous étiez toujours présent, dans l’ombre, lors des négociations pour la paix au Liban. Quand avezvous décidé de vous engager dans la politique? En 1983, et pour être plus précis, depuis l’invasion israélienne. Pour mener à bien ma mission humanitaire et promotrice de l’éducation, il fallait d’abord instaurer la paix, la stabilité, car sans la paix, il était impossible de réaliser un quelconque projet en ce sens.

Nous avions commencé d’édifier à Kfarfalous un grand centre médical à 360 lits, une école d’infirmières pour 200 étudiants, une université accréditée de 800 étudiants, une école primaire et secondaire, un centre sportif… Aujourd’hui ce complexe est à moitié détruit et situé dans les territoires occupés par Israël. Vous comprenez donc ma décision d’engager les négociations, le dialogue entre les belligérants sous l’égide des nations arabes. J’avais pensé qu’il ne suffisait pas d’aider les étudiants mais qu’il fallait jouer un nouveau rôle de médiateur, pas tout à fait politique, et tenter de faire sortir le pays de la tourmente. Certes, j’ai œuvré d’abord dans l’ombre puis j’ai dû prendre les choses en main de manière plus officielle. J’ai contribué en effet à toutes les initiatives de cessez-le-feu et d’armistice.

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© Archives Rafik Hariri

Réunion du conseil des ministres sous la présidence de Monsieur Rafic Hariri.

  

Aujourd’hui êtes-vous encore optimiste? Oui, je suis optimiste et confiant en l’avenir du pays. Je crois en le peuple libanais, un peuple vivant et courageux. Il n’y a aucune crainte pour lui. Si on lui accorde paix et stabilité, il est capable d’accomplir de grandes choses. On trouve au Liban toutes les spécialisations, filles et garçons sont éduqués, cultivés. Lorsque le président de la Banque Mondiale, qui avait œuvré 20 ans en collaboration avec des promoteurs, est venu au Liban, il a été fasciné par le travail accompli. Je lui ai affirmé que ce n’était pas l’œuvre de Hariri mais du peuple libanais. Il est vrai que j’ai amorcé les travaux et que je les supervise moi-même: je me rends tous les jours sur les chantiers. Outre les problèmes inhérents aux administrations publiques, je pense que le pays avance à vive allure.

On peut donc rassurer les jeunes. Les rumeurs, les commentaires, tout ce qu’on lit dans les médias, font broyer du noir à la population et minent son enthousiasme, sa détermination, mais personne ne s’est jamais levé pour dire: «Je pense que le gouvernement a mal agi et ceci pour les raisons suivantes … il est plus juste de faire telle ou telle chose.»

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© Archives Rafik Hariri

 
Il étreint sa benjamine bien-aimée Hind.
 
 

On nous accuse de nous occuper plus des pierres que des hommes. Mais j’affirme que notre gouvernement est le premier depuis l’Indépendance à ce jour à avoir autant dépensé sur la Santé, l’Education, les Transports. Jamais au grand jamais, même lorsque l’Etat libanais était prospère, non endetté et recevait des intérêts de la Banque Mondiale, il n’a jamais alloué autant d’argent à la Santé et l’Education. Il n’y a jamais eu autant de conscrits dans l’Armée. Le projet de reconstruction favorise les investissements et encourage les gens, c’est l’effet «boule de neige». Les jeunes auront sans nul doute plein d’opportunités et les jours à venir sont bien meilleurs que ceux qui ont passé. Je ne parle pas ainsi parce que je suis de nature optimiste. Je perçois aussi les difficultés mais je ne peux pas écouter les paroles des défaitistes et de ceux qui insinuent: «II n’y a pas de démocratie, il n’y a pas de liberté, il n’y a pas d’indépendance.» C’est quoi ces inepties? Il est vrai qu’il existe des problèmes, mais ils peuvent être résolus. Mais de là à prétendre qu’il n’y a pas de démocratie …

C’est une grande erreur de le répéter, parce que les gens s’habituent à l’idée et s’y enferment. Je ne peux m’empêcher de penser: «S’ils prétendent que ça va aussi mal, pourquoi les gens tiennent- ils à rester au Liban et pourquoi tant d’émigrés rentrent au pays?» Parce qu’on y vit mieux qu’ailleurs. Un grand journaliste égyptien m’a dit un jour: «Pourquoi les Libanais pratiquent-ils l’auto-flagellation?»

La fondation Hariri accordait bourses et prêts pour les études à l’étranger. D’où est né cet engagement?Enfants, nous avons dû affronter bien des difficultés pour poursuivre nos études. Et nous n’avons pas pu le faire dans les universités convoitées. Nous réalisons donc l’importance de l’éducation à la fois pour les parents et les enfants. Je n’ai pas créé la Fondation Hariri par intérêt. Je ne pouvais pas connaître toutes les personnes qui ont obtenu des bourses! Et parfois, pendant une soirée, lors d’un événement, des jeunes s’approchent pour me remercier de les avoir aidés à achever leurs études.

Rafic Hariri 4 Rafic Hariri, promoteur de la culture et de l’éducation, décoré par des universités étrangères © Archives Rafik Hariri Rafic Hariri 5 la famille Hariri entourée de diplômés boursiers de la fondation. © Archives Rafik Hariri

26200 étudiants ont pu continuer leurs études grâce à la fondation.

Vous laissez vos soucis professionnels sur le seuil de votre maison?Ce n’est pas une question de «on» et «off». Vendredi et dimanche, je travaille à la maison, et parfois le samedi, je ne descends pas au bureau. Les quatre jours ouvrables, je transporte le bureau à la maison et vice-versa. Ma chambre à coucher est bourrée à craquer de dossiers.

On dit que Sitt Nazek vous a porté bonheur. J’ai épousé Nazek alors que je venais à peine de me lancer dans les affaires. Ma femme a une bonne intuition, un bon jugement. Elle m’a toujours porté bonheur.

Aimeriezvous que vos enfants fassent de la politique? Non, et je ne les encouragerai pas du tout, nous ne sommes pas une famille politique et je ne veux pas fonder de dynastie politique, je ne crois pas à l’héritage politique. Je considère que je poursuis une mission patriotique pour un certain temps.

Vos enfants connaissent-ils le Liban? Oui, très bien, ils viennent souvent au Liban. Ils se sentent bien dans toutes les capitales arabes. Ils ont été éduqués ainsi.

Votre fils Ayman déclare qu’il est Saoudien. Oui, il est citoyen saoudien, mes enfants ont grandi en Arabie, et nous devons beaucoup à ce pays, ce serait un manque de loyauté et de l’ingratitude de nier cette appartenance, ce qui ne signifie pas qu’ils ne se sentent pas libanais. Mes enfants ont deux patries..

Vous gâtez sans doute vos enfants ? Bien au contraire, surtout lorsqu’il s’agit d’études. Les études sont sacrées. Je netolère aucun retard. Parfois, les enfantsviennent pour le week-end et lundi matin, ils sont de retour en classe même s’ils doivent voyager de nuit. L’école prime. Mais j’ai des relations «fraternelles» avec mesenfants parce que je me suis marié jeune. D’ailleurs, je suis déjà grand-père.

«Je n’aurais jamais cru que je deviendrai un jour riche et… premier ministre!»

Vous portez une affection particulière à votre fille Hind? Normal,c’est la benjamine.

Même lorsque vous étiez à l’étranger, vous avez gardé un contact permanent et un lien très fort avec votre sœur le député Bahia Hariri. En effet, il existe entrenous deux beaucoup de complicité.

Approuvez-vous qu’une femme occupe des postes à la tête de l’Etat? Jepense que la femme est l’égale de l’homme et jouit des mêmes capacités. J’ai encouragé personnellement ma sœur Bahia à se présenter aux législatives.

Confronté à une question d’importance, envisagez-vous la solution dans l’optique d’un homme dEtat ou celle d’un homme daffaires, car vous êtes après tout un businessman? Je l’étais.

Ici, je suis pour le Liban, un homme d’Etat. Nos entreprises sont de grande envergure et de niveau international. Le chiffre d’affaires de projets au Liban ne suffirait certainement pas à couvrir nos frais (sourire).

Vous êtes entré dans l’Histoire du Liban. Comment voudriez-vous quelle vous évoque? D’abord à travers la Fondation Hariri, comme un homme ayant rendu service aux jeunes Libanais, et contribué à la reconstruction du Liban.

Pensez-vous que les Libanais ont été équitables envers vous? J’ai en effet ce sentiment. Mais comme toute personne publique, je dois parfois prendre des décisions impopulaires bien que nécessaires pour le pays. Ensuite, je suis Premier ministre depuis cinq ans, un record dans l’Histoire du Liban … Rien n’a changé en moi sauf la couleur de mes cheveux. Quoique j’eusse fait,je n’aurais jamais pu rester longtemps Premier ministre si j’étais vraiment indésirable …

Et vous avez l’intention de le rester jusquen 2020 ••• (Il sourit à l’allusion)

Rafik Hariri, l’homme de tous les défis … et pourtant vous êtes assez riche pour vous permettre de vous retirer.

La patrie ne peut pas être uniquement un havre de bien-être. II faut bien le comprendre. Enfin, ma famille me répète assez souvent: «Pourquoi n’abandonnes-tu pas, n’en as-tu pas assez de ces attaques sur tous les fronts?» Quant à moi, je regarde plus haut. Je sais que je peux encore offrir mes services au pays. Je poursuis donc ma mission. Envers et contre tout.

Propos recueillis par MARCELLE NADIM

Rétrospective

– Naissance à Saïda en 1944. Etudes élémentaires et secondaires à Saïda.

– Université Arabe de Beirut. 1965. Business Administration.

-1966, départ pour l’Arabie Saoudite vu les difficultés financières familiales. Il devient professeur d’arithmétique dans une école locale.

– Est engagé dans une société contracting

-1970: il fonde sa propre firme de construction (Ciconest) –AcqulertSaudi Oger Contracting, puis oger France rebaptisée Oger International – Diversifie ses activités commerciales en 1981, acquiert des actions dans le Méditerranée Investors Group, un holding basé au Luxembourg et fonde au Liban une banque commerciale, la Saudi Lebanese Bank.

-1983: il acquiert toutes les parts de la MIG, diversifiant ses activités, des points de vue géographique: USA, France, Suisse et Liban et financier: banques, institutions financières, bourse, immobilier … -II n’oubliera pas le Liban, ni Saïda, sa ville natale. Il crée des emplois à ses compatriotes en Arabie. Plus tard, il soutiendra un grand nombre d’activités de bienfaisance à Saïda, il fera reconstruire son ancienne école.

Déterminé à faire construire le Sud-Liban, il crée le Hariri Medical Center HMC, hôpital universitaire doublé d’une école et d’un lycée, un projet de développement pour la région.

– Oger Liban est fondé au début des années 80. Hélas, les affrontements armés conduisent à la destruction du Centre. Pendant l’invasion israélienne, le président Hariri contribue à amortir le choc de la tragédie et aide à reconstruire nombreuses habitations de Saïda et assiste la municipalité dans les grands travaux d’infrastructure.

– Après l’invasion de la capitale en 1982, Oger Liban prend l’initiative de nettoyer la ville des gravats.

– Aujourd’hui c’est la Fondation Hariri qui porte le flambeau de sa mission humanitaire. Etablie en 1982, cette institution non-lucrative a pour objectif de promouvoir la culture et l’éducation au Liban surtout chez les plus démunis.

– Aujourd’hui, le Centre Culturel Français a ouvert ses portes à Khan el Franj à Saïda. La Fondation Hariri octroie des bourses dans plus de 30 universités dans le monde et a initié une association avec IUT International avec l’approbation du ministère de l’Education en France. A ce jour, 26 200 étudiants ont reçu des bourses ou des prêts pour poursuivre leurs études dans 23 pays arabes et étrangers.