May Hariri

Prestige N° 271, Février 2016

Un Visage de Madone et un Corps à damner les Saints

Elle pétille de vie… et d’amour. Réservée et exubérante. Sexy et sympa. Sportive et émotive…

Les adjectifs ne manquent pas Pour décrire May Hariri.

A l’occasion de la Saint-Valentin, Elle dédie aux amoureux du monde son nouveau vidéoclip W3adni, une promesse d’amour à l’infini qui dévoile tous ses talents de vedette du spectacle.

Prestige l’a rencontrée dans l’ambiance feutrée du Sydney’s de l’hôtel Le Vendôme.

 

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Robe: Georges Chakra

Prestige consacre le numéro de février à la Saint-Valentin. Que représente pour vous cette fête et où la passerez-vous cette année? La Saint-Valentin est la fête de l’amour dans tous ses états, sous toutes ses formes. C’est un élan, un geste, un regard chargé de tendresse et frais comme une rose, c’est l’amour sincère, ce souffle vital qui nous soutient, nous anime et nous inspire. L’amour, c’est ce bonheur que nous communiquons aux autres. L’amour, c’est aussi la fidélité à tout ce que nous entreprenons dans la vie. Notre travail au quotidien a besoin d’amour pour croître et réussir. Cette année, je passerai une soirée Saint-Valentin de rêve à l’hôtel Regency Palace.

Quels souvenirs gardez-vous de votre enfance? Je garde des souvenirs mémorables empreints d’innocence, lorsque, enfant, je grimpais joyeusement sur les arbres. Même adulte, l’enfance habite toujours en chacun de nous. Personnellement, j’aime retomber en enfance et revivre cette candeur et ces souvenirs en prenant part aux jeux et activités de ma fille, comme une enfant. J’ai grandi au sein d’une famille soudée et unie, en paix avec elle-même, et je n’avais aucun contact avec l’extérieur.

Et du monde artistique? L’art m’a été offert sur un plateau d’or et non pas d’argent. J’en ai puisé ce qui convenait à mes goûts et à mes attentes, et me suis isolée des commérages et médisances qui règnent au sein de certains milieux artistiques et médiatiques. Je me tiens délibérément loin de ces ambiances qui ne sont pas en harmonie avec mon caractère spontané et sincère. Je suis une personne transparente, polie, franche, même si parfois ma franchise blesse. Ziad Rahbani, Waël Jassar, Ragheb Alamé, Waël Kfoury figurent parmi les personnes proches à mon cœur et je suis fière de leur amitié. Si vous semez des fleurs, vous récolterez des fleurs. Si vous semez des épines, vous récolterez des épines.

Comment exprimez-vous votre amour pour vos enfants Melhem Junior et Sarah? Je les entoure de prévenances et d’égards et je leur accorde un grand intérêt en étant toujours auprès d’eux et à leur écoute. Cela n’empêche que je leur laisse une marge de liberté et d’expression pour qu’ils apprennent à compter sur eux-mêmes.

Préfériez-vous être mère de famille uniquement ou star? Comment peut-on, à votre avis, concilier ces deux vies? J’assume pleinement mon rôle de mère de famille. Mon fils Melhem Junior est aujourd’hui aux côtés de son père, Melhem Barakat, et ma fille Sarah, 8 ans, est à l’école et vit avec moi, sous ma garde. Le domaine artistique est ma profession. J’estime que l’art représente un beau message à transmettre au public, surtout si l’on réussit à le faire. Je suis fière d’être une star. Mais ma grande fierté et mon bonheur, c’est mon statut de mère de famille. Le fait de se donner davantage à ses enfants représente le plus grand avantage dans la vie, voire le plus précieux, malgré tous les soucis et les peines que cela engendre.

Quel est le secret de votre beauté? Que pensez-vous de la médecine esthétique? La beauté physique est une grâce que Dieu m’a accordée et que j’entretiens régulièrement et assidûment par le sport et la nutrition saine. Mais elle ne suffit pas à elle seule pour qu’une personne soit belle. La beauté est aussi et surtout le reflet de notre for intérieur et de notre état d’âme. Etre en paix avec soi-même est un élément essentiel de la beauté. Concernant la médecine esthétique, je n’y ai recours que pour faire le strict minimum afin d’être toujours naturelle.

Qu’est-ce qui vous importe actuellement? Actuellement je suis prise par mon nouveau et tout récent vidéoclip W3adni, qui vient de sortir. Il s’agit d’un nouveau concept, d’un nouveau style jeune et frais, dont les paroles et la composition musicale sont de Sélim Assaf, la distribution de Mike Abdel Nour et la réalisation de Anwar Eid. Filmé à Istanbul, il a déjà recueilli l’enthousiasme et l’engouement du grand public. C’est la première fois que je tourne un clip dédié à la jeunesse. Le look est jeune et osé. J’espère que le public l’appréciera.

Vous êtes une habituée du Festival international de Cannes. A quels festivals participerez-vous cette année? Je serai comme d’habitude présente au Festival de Cannes, le 13 mai prochain. Un programme de télé-réalité que j’ai toujours rêvé d’en faire a été réalisé pour le compte d’une chaîne de renom. Je participerai également en mars à la deuxième édition de la Semaine de la mode, Fashion Week, à Dubai. Lors de son inauguration, l’année dernière, j’étais son image médiatique. Cet événement d’envergure figure désormais sur la carte des manifestations internationales de marque.

2-May Hariri copy

Robe: Georges Chakra

«Promets-moi de ne pas t’éloigner de moi. Ne me prive pas de ton étreinte…

Promets-moi dès cette nuit, de ne pas nous séparer,

de rester ensemble pour le meilleur et pour le pire.»

Extraits du nouveau vidéoclip de May Hariri, W3adni.

May Hariri raconte son emploi du temps au quotidien… Mon quotidien est très ordinaire. Je me réveille avec ma fille Sarah avant son départ à l’école et je prends mon sacré café matinal. Je m’adonne ensuite au sport qui fait partie intégrante de mon quotidien, pour procéder plus tard à mes activités professionnelles. Quant au déjeuner, je le prends avec Sarah à son retour de l’école.

Aimez-vous cuisiner? J’adore la cuisine libanaise et italienne, et je concocte avec amour et passion les plats relevant de ces deux cuisines.

Aimeriez-vous adhérer à une organisation caritative spécifique? Laquelle et pourquoi? Un scoop. L’organisation caritative que j’ai en tête sera la mienne et portera mon nom. J’investirai mon nom dans un projet d’envergure purement humanitaire. Les gens ont besoin d’une association qui les protège, notamment les enfants et les vieillards, pour qui j’éprouve une affection particulière et un sens humanitaire très profond. Je suis tellement imprégnée de ce projet que je me sens toute prête à le réaliser, telle une superwoman. Je travaillerai au sein de cette association qui exigera beaucoup de temps et d’efforts et j’y impliquerai sérieusement mes enfants pour dessiner un sourire sur les lèvres d’un enfant démuni. Les recettes du programme de télé-réalité que j’animerai avec des artistes internationaux seront entièrement reversées au profit de l’association.

A quels genres de défis avez-vous été confrontée? Toute ma vie est faite de défis. Nous vivons dans une jungle où je ne cesse de relever les défis pour pouvoir m’affirmer. Je suis une artiste autodidacte et fière de mon travail et de ma famille. Je suis un être humain et l’humain en moi est très fort.

Dans quel domaine l’artiste peut-il réussir? L’artiste est capable de réussir dans tous les domaines. Etre acteur à l’instar de Takla Chamoun et Nadine Njeim, qui ont fait leurs preuves, nécessite non seulement un temps énorme consacré au travail, mais aussi une production à la hauteur.

Si votre fille choisit de suivre la voie professionnelle de sa mère, l’encourageriez-vous? Si elle a du talent et est disposée à travailler de tout son cœur dans ce domaine, je l’encouragerai à coup sûr, surtout qu’elle pratique déjà toutes les activités artistiques à l’école, piano, danse, dessin… Toutefois, j’estime que le diplôme universitaire est non seulement requis mais essentiel pour qu’elle puisse prendre plus tard une décision réfléchie et délibérée. Jusque-là, Sarah est déterminée à suivre des études de génie, à l’instar de son père l’ingénieur Oussama Chaabane.

Votre grande qualité? La sincérité. L’honnêteté.

Que détestez-vous par-dessus tout? Le mensonge et la traîtrise.

Votre rêve de bonheur? Nager dans l’eau, voir ma mère en rêve…

Votre couleur préférée? Tous les tons pastel.

La fleur que vous aimez? La rose couleur bonbon.

Qu’est-ce qui vous fait réveiller le matin? Ma fille Sarah, son doux baiser et son étreinte irrésistible.

Qu’aimeriez-vous recevoir pour votre anniversaire? J’aime beaucoup les fleurs et j’adore accueillir avec joie mes invités.

Quel est le plus beau compliment que vous avez reçu? Une personne qui ne me connaît pas personnellement a dit: «May Hariri est une artiste digne de respect.»

Que ne jetteriez-vous jamais? Je suis très attachée à tout ce qui m’appartient.

Si vous aviez une baguette magique, que changeriez-vous dans le monde? Je changerai tout. Je dissocierai la religion de la politique.

Si vous n’étiez pas May Hariri, qui auriez-vous aimé être? En toute fierté je dirai May Hariri.

Dans quel pays aimeriez-vous vivre? Au Liban et à Abu Dhabi, aux Emirats.

Un dernier souhait? Plus qu’un souhait, un message d’amour et de paix en cette nouvelle année 2016, lancé à partir du Liban en direction de tous les pays du monde qui endurent actuellement la vague terroriste. Propos recueillis par Mireille Bridi Bouabjian

3-May Hariri copy

Robe: Rani Zakhem.

«L’amour est un souffle vital, un bonheur que nous communiquons aux autres.»

Crédits photos:

Photographe: Jihad Hojeily

Coiffure: Salon O Hair

Maquillage: Taha

Remerciements à l’hôtel Le Vendôme Beyrouth et au restaurant Sydney’s.