Etre maman pour la première fois

Delphine Gebran Markarian

 

Dans mon enfance, j’étais cette petite fille qui jouait à la poupée; aujourd’hui je le suis pour de vrai .Grâce à toi Gian, je suis maman!

Etre mère, c’est le grand amour avant la rencontre, un amour qui ne fait que grandir pendant 9 mois. On passe des mois de cohabitation à rêver, à l’imaginer, à sentir ses mouvements. Et quand il frappe à la porte de sortie, c’est le coup de foudre, le vrai, celui qui existe dans les contes de fées.

 

 

 

Etre mère, c’est la découverte d’un monde enchanté, un voyage dans l’inconnu .On a beau nous le décrire comme une apocalypse, nous parler de longues journées sans nuits orchestrées par des cris. Des centaines de couches à changer, des milliers de biberons à laver. En gros, on a l’impression de devoir se transformer en une véritable machine de guerre. Mais être mère ce n’est pas exactement ça. C’est l’histoire d’une super-héroïne qui puise son énergie d’un simple sourire.

Une super-héroïne qui a le pouvoir de lire dans leurs yeux ce que leurs mots ne disent pas. De mesurer leur première dent du bout de ses doigts , de se lever la nuit avant même qu’ils poussent leur premier cri. De rentrer du travail fatiguée et trouver encore la force de jouer. De guérir leur bobo avec un simple baiser.

 

 

Au bureau je suis Architecte ; c’est mon métier. A la maison je suis en mode multifonction pour mon bébé: éducatrice pour le voir briller. Animatrice pour le faire rigoler. Infirmière pour sur ses nuits veiller. Grand chef étoilé pour cuisiner ses plats préférés. Agent de sécurité bien focalisé. Photographe pour immortaliser les moments du temps passé.

Tous les jours nous sommes embarquées dans une montagne russe qui passe de maman zen à maman énervée, maman ludique à maman fatiguée. Mais derrière toutes ces facettes se cache une maman qui a peur: j’aimerai être celle que tu admires, que tu regardes avec fierté. La peur de te décevoir, la peur que tu m’oublies quand je suis au travail, la peur que tu ne me pardonnes pas quand je te gronde, la peur que je ne puisse pas te transmettre tous les beaux moments d’une enfance. La peur de ce qui se passe dans le monde, maintenant que je m’occupe de ta vie. Et surtout la peur que tu grandisses trop vite. Le temps file plus vite que le vent.

 

 

 

Je t’ai donné la vie, tu m’as donné des ailes.

Bonne fête à toutes les mamans et surtout à la mienne. Merci d’avoir fait de moi la mère que je suis aujourd’hui.

A toutes les futures mamans, vous goûterez au vrai sens de la vie. Bon appétit!