{"id":20011,"date":"2015-02-27T12:37:38","date_gmt":"2015-02-27T12:37:38","guid":{"rendered":"http:\/\/www.prestigemag.co\/2015\/02\/georges-w-skaff\/"},"modified":"2015-02-27T12:37:38","modified_gmt":"2015-02-27T12:37:38","slug":"georges-w-skaff","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.prestigemag.co\/fr\/2015\/02\/georges-w-skaff\/","title":{"rendered":"Georges W. Skaff"},"content":{"rendered":"<p><em>Prestige N 260, Mars 2015<\/em><\/p>\n<h3>Un art journalistique et politique<\/h3>\n<p>L\u2019\u00e9criture et la politique se rencontrent-elles? Toutes les deux sont un art, l\u2019art de s\u2019exprimer et l\u2019art de diriger. Alors que les \u00e9crits d\u00e9fendent des droits, la politique \u0153uvre \u00e0 leur r\u00e9alisation. L\u2019\u00e9crivain et le politicien se compl\u00e8tent donc. En 1976 au Liban, l\u2019enjeu \u00e9tait de taille, avec un pays en guerre et une situation \u00e9conomique incontr\u00f4l\u00e9e. Georges Skaff, journaliste, \u00e9crivain et ministre \u00e0 cette \u00e9poque, a r\u00e9ussi le pari. A la t\u00eate de trois minist\u00e8res et de T\u00e9l\u00e9 Liban \u00e0 une p\u00e9riode critique de l\u2019histoire du Liban, sa carri\u00e8re a \u00e9t\u00e9 jalonn\u00e9e de stations, maillons d\u2019une cha\u00eene qui s\u2019encha\u00eenent avec une logique impressionnante. Comment Georges Skaff a-t-il r\u00e9ussi \u00e0 investir ces \u00e9tapes? Quelle \u00e9tait sa vraie vocation? Coup d\u2019\u0153il r\u00e9trospectif sur un long et riche parcours aur\u00e9ol\u00e9 de succ\u00e8s, dans cette rencontre avec <em>Prestige<\/em>.<\/p>\n<a href=\"http:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/Georges-Skaff1.jpg\"><img src=\"data:image\/svg+xml,%3Csvg%20xmlns='http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg'%20viewBox='0%200%2082%%20247'%3E%3C\/svg%3E\" class=\"zeen-lazy-load-base zeen-lazy-load wp-image-4343 size-full\" data-lazy-src=\"http:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/Georges-Skaff1.jpg\" alt=\"Georges Skaff\" width=\"82%\" data-lazy-srcset=\"https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/Georges-Skaff1.jpg 824w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/Georges-Skaff1-300x197.jpg 300w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/Georges-Skaff1-150x98.jpg 150w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/Georges-Skaff1-572x375.jpg 572w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/Georges-Skaff1-191x125.jpg 191w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/Georges-Skaff1-102x67.jpg 102w\" data-lazy-sizes=\"(max-width: 824px) 100vw, 824px\" \/>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Politicien ou \u00e9crivain? Journaliste ou P.-D.G. de T\u00e9l\u00e9 Liban? Quel titre aimeriez-vous qu\u2019on vous donne aujourd\u2019hui, et que ressentez-vous?<\/strong> Tous ces titres sont chers \u00e0 mon c\u0153ur. Toutefois j\u2019aimerais celui d\u2019\u00e9crivain journaliste car j\u2019ai toujours eu la conviction que j\u2019\u00e9tais plus fort en tant que journaliste. Sur le plan politique, je pense qu\u2019il est difficile, voire impossible au Liban, de pouvoir convaincre les personnes \u00e0 travers le dialogue. C\u2019est plut\u00f4t \u00e0 travers la pratique, les actions, qu\u2019on r\u00e9ussit \u00e0 tracer la voie \u00e0 suivre. En tant qu\u2019\u00e9crivain, avec plus de dix ouvrages publi\u00e9s, je m\u2019estime aujourd\u2019hui heureux et fier. Mon essai litt\u00e9raire, <em>Karmona fi Alline<\/em>, est \u00abune cr\u00e9ation printani\u00e8re, un Printemps \u00e9ternel\u00bb, aux dires de mon ami le po\u00e8te du si\u00e8cle, le regrett\u00e9 Sa\u00efd Akl. Il a \u00e9t\u00e9 traduit en fran\u00e7ais par Amine Zeidane et lanc\u00e9 en 2004 dans la c\u00e9l\u00e8bre Grotte de Jeita.<\/p>\n<p><strong>Vous avez grandi et fait vos \u00e9tudes au Coll\u00e8ge Oriental, \u00e0 Zahl\u00e9. Quels souvenirs gardez-vous de cette \u00e9poque?<\/strong> Le Coll\u00e8ge Oriental \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 non seulement comme le premier \u00e9tablissement scolaire de Zahl\u00e9, mais aussi de tout l\u2019Orient, tant le niveau de la langue et de la litt\u00e9rature arabe \u00e9tait excellent. Bien davantage, le coll\u00e8ge a r\u00e9uni un m\u00eame groupe d\u2019amis, qui a grandi dans un esprit et une ambiance uniques, telle une \u00e9quipe sportive. Du primaire jusqu\u2019\u00e0 la terminale. Au sein de chaque classe, il y avait de brillants \u00e9l\u00e8ves qui ont excell\u00e9 plus tard dans la vie, chacun dans son domaine. Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent nous nous retrouvons annuellement et retombons dans l\u2019enfance, \u00e9voquant gaiement les souvenirs d\u2019antan. Au coll\u00e8ge, nous avions la chance de voir tous nos r\u00eaves concr\u00e9tis\u00e9s, \u00e0 l\u2019instar du Club culturel accueillant des conf\u00e9rences litt\u00e9raires de qualit\u00e9, et du Club sportif \u00e9quip\u00e9 de terrains de jeux et de courts de tennis. Le coll\u00e8ge a \u00e9galement lanc\u00e9 le journal <em>Al Charqiya<\/em> qui comprenait outre les articles de son pr\u00e9sident ou de son directeur, un concours de r\u00e9daction arabe auquel participaient les premiers de chaque classe ainsi que les diff\u00e9rentes activit\u00e9s artistiques de l\u2019\u00e9cole. Cette publication a permis \u00e0 de nombreux \u00e9l\u00e8ves de devenir r\u00e9dacteurs dans les fameux journaux de Zahl\u00e9, comme <em>\u00abZahl\u00e9 el Fatat\u00bb<\/em> et <em>\u00abAl Wadi\u00bb<\/em>.<\/p>\n<a href=\"http:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/24.jpg\"><img src=\"data:image\/svg+xml,%3Csvg%20xmlns='http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg'%20viewBox='0%200%2033%%20247'%3E%3C\/svg%3E\" class=\"zeen-lazy-load-base zeen-lazy-load wp-image-4194\" data-lazy-src=\"http:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/24.jpg\" alt=\"24\" width=\"33%\" data-lazy-srcset=\"https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/24.jpg 442w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/24-300x206.jpg 300w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/24-150x103.jpg 150w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/24-182x125.jpg 182w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/24-98x67.jpg 98w\" data-lazy-sizes=\"(max-width: 442px) 100vw, 442px\" \/>\n<a href=\"http:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/221.jpg\"><img src=\"data:image\/svg+xml,%3Csvg%20xmlns='http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg'%20viewBox='0%200%2034%%20247'%3E%3C\/svg%3E\" class=\"zeen-lazy-load-base zeen-lazy-load wp-image-4195\" data-lazy-src=\"http:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/221.jpg\" alt=\"22\" width=\"34%\" data-lazy-srcset=\"https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/221.jpg 458w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/221-300x202.jpg 300w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/221-150x101.jpg 150w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/221-185x125.jpg 185w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/221-99x67.jpg 99w\" data-lazy-sizes=\"(max-width: 458px) 100vw, 458px\" \/>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Deux prix que vous avez re\u00e7us du Coll\u00e8ge Oriental vous ont fortement marqu\u00e9&#8230;<\/strong> Effectivement. Le premier prix date de 1948. C\u2019est celui que m\u2019a remis le po\u00e8te Sa\u00efd Akl qui \u00e9tait encore au d\u00e9but de sa lanc\u00e9e litt\u00e9raire. Il nous donnait, au cycle secondaire au Coll\u00e8ge, un cours hebdomadaire de \u00abdissection\u00bb de la beaut\u00e9 d\u2019un vers. Un jour, il nous proposa de r\u00e9diger un paragraphe sur le Liban o\u00f9 la question comportait la r\u00e9ponse. Un concours que j\u2019ai eu la chance de gagner et de remporter le pr\u00e9cieux lot, <em>Cadmos<\/em>, le premier recueil de po\u00e8mes d\u00e9dicac\u00e9 de Sa\u00efd Akl. Concernant le second prix, le Club arabe de l\u2019Universit\u00e9 am\u00e9ricaine de Beyrouth avait organis\u00e9 un concours de dissertation. Parmi les quarante \u00e9tablissements scolaires libanais participants, six \u00e9tudiants ont gagn\u00e9, dont deux du Coll\u00e8ge Oriental de Zahl\u00e9: Joseph Sayegh et moi. Fiert\u00e9, la nouvelle a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e dans les journaux libanais et \u00e0 la Une d\u2019<em>Al Charqiya <\/em>avec l\u2019\u00e9dito.<\/p>\n<p><strong>Comment avez-vous concili\u00e9 \u00e9tudes de droit et journalisme?<\/strong> Grand amateur de journalisme depuis que j\u2019\u00e9tais sur les bancs de l\u2019\u00e9cole \u00e0 Zahl\u00e9, je r\u00e9digeais des articles litt\u00e9raires et autres pour les journaux <em>\u00abZahl\u00e9 el Fatat\u00bb<\/em>, <em>\u00abAl Wadi\u00bb<\/em> et <em>\u00abAl<\/em> <em>Bilad\u00bb<\/em>, et <em>\u00abAl Bayraq\u00bb<\/em>, le <em>\u00abT\u00e9l\u00e9graphe\u00bb<\/em> \u00e0 Beyrouth. En 1952, je me suis inscrit au Syndicat des journalistes et ma carri\u00e8re dans ce domaine a d\u00e9but\u00e9 en 1953, avec la parution du journal <em>Al Jarida<\/em>. A cette \u00e9poque, le pays vivait une \u00e8re d\u2019\u00e9veil national et de sensibilisation \u00e0 la cause libanaise, et le C\u00e9nacle libanais de Michel Asmar organisait une s\u00e9rie de conf\u00e9rences annuelles regroupant les sommit\u00e9s libanaises du monde intellectuel, litt\u00e9raire et politique. Je tenais \u00e0 assister \u00e0 toutes ces r\u00e9unions et en faisais un condens\u00e9 que j\u2019ai reproduit dans mon ouvrage <em>\u00abHaqa\u00ebq Libnaniya\u00bb<\/em>. Apr\u00e8s chaque conf\u00e9rence, la soir\u00e9e se poursuivait au restaurant <em>\u00abAl Ajami\u00bb<\/em> situ\u00e9 au-dessous des bureaux d\u2019<em>An Nahar<\/em>, \u00e0 la fin de la rue Souk Tawil\u00e9. Un jour, alors que j\u2019avais appr\u00e9ci\u00e9 la conf\u00e9rence donn\u00e9e par le fameux expert en irrigation Ibrahim Abdel Aal, j\u2019ai eu l\u2019id\u00e9e de d\u00e9poser mes notes dans la bo\u00eete \u00e0 lettres d\u2019<em>An Nahar<\/em>, sous le pseudonyme de \u00abGeoska\u00bb, abr\u00e9viation de Georges Skaff. Le lendemain, j\u2019eus l\u2019agr\u00e9able surprise de voir mon article publi\u00e9 sur une page enti\u00e8re du quotidien. J\u2019ai continu\u00e9 \u00e0 envoyer des articles \u00e0 travers la bo\u00eete, jusqu\u2019au jour o\u00f9 le r\u00e9dacteur en chef d\u2019<em>An Nahar <\/em>Louis el Hage, m\u2019a surpris en flagrant d\u00e9lit. Il m\u2019emmena dans son bureau et me proposa d\u2019\u00e9crire d\u2019autres sujets en contrepartie d\u2019un salaire. J\u2019ai refus\u00e9 son offre sous pr\u00e9texte de terminer mes \u00e9tudes de droit.<\/p>\n<a href=\"http:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/35.jpg\"><img src=\"data:image\/svg+xml,%3Csvg%20xmlns='http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg'%20viewBox='0%200%2030%%20247'%3E%3C\/svg%3E\" class=\"zeen-lazy-load-base zeen-lazy-load wp-image-4179 size-full\" data-lazy-src=\"http:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/35.jpg\" alt=\"35\" width=\"30%\" data-lazy-srcset=\"https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/35.jpg 305w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/35-300x241.jpg 300w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/35-150x120.jpg 150w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/35-156x125.jpg 156w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/35-83x67.jpg 83w\" data-lazy-sizes=\"(max-width: 305px) 100vw, 305px\" \/>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Racontez-nous votre entr\u00e9e \u00e0 <em>Al Jarida<\/em>&#8230;<\/strong> J\u2019\u00e9tais en deuxi\u00e8me ann\u00e9e de droit lorsque Georges Naccache lan\u00e7ait un grand quotidien en langue arabe du calibre de <em>l\u2019Orient<\/em> en fran\u00e7ais qu\u2019il poss\u00e9dait. Un journal de huit pages plus une page suppl\u00e9mentaire en couleur. Une campagne d\u2019envergure \u00e9tait organis\u00e9e \u00e0 cet effet. Nasri Maalouf, son associ\u00e9, r\u00e9digeait l\u2019\u00e9dito, et Rouchdi Maalouf en \u00e9tait le directeur g\u00e9n\u00e9ral de r\u00e9daction. Lorsque j\u2019ai rencontr\u00e9 ce dernier pour un emploi en tant que journaliste, il n\u2019y avait plus de poste vacant. Discret et galant, Rouchdi Maalouf me proposa un poste \u00abmodeste\u00bb \u00e0 ses yeux, celui d\u2019assistant du chef du service international. J\u2019ai imm\u00e9diatement accept\u00e9 l\u2019offre que j\u2019accomplissais le soir, consacrant la matin\u00e9e \u00e0 mes \u00e9tudes de droit. Fier de l\u2019\u00e9norme succ\u00e8s r\u00e9alis\u00e9 par le journal, Georges Naccache invitait chaque soir ses amis ambassadeurs et personnalit\u00e9s \u00e0 visiter le local. A chaque visite, il remarquait ma pr\u00e9sence, pr\u00e9occup\u00e9 que j\u2019\u00e9tais \u00e0 organiser les d\u00e9p\u00eaches. Un soir, il m\u2019aborda franchement, se pr\u00e9senta puis me demanda amicalement de venir assister, le lendemain, \u00e0 la r\u00e9union de la r\u00e9daction. Quelle ne fut ma surprise lorsqu\u2019il annon\u00e7a ma nomination en tant que r\u00e9dacteur du service international. Plus grande encore fut-elle en touchant, \u00e0 la fin du mois, un salaire \u00e9norme \u00e0 cette \u00e9poque, 600 livres libanaises. C\u2019est ainsi que j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de devenir journaliste \u00e0 part enti\u00e8re, et de remettre \u00e0 plus tard ma troisi\u00e8me ann\u00e9e de droit.<\/p>\n<p><strong>Et comment s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e votre \u00e9volution au sein de ce journal? <\/strong>L\u2019\u00e9volution s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e en deux \u00e9tapes, de 1953 \u00e0 1964. La premi\u00e8re a eu lieu lorsque j\u2019ai remplac\u00e9 Rouchdi Maalouf comme secr\u00e9taire de r\u00e9daction. Puis quand Nasri Maalouf est devenu ministre des Finances, et qu\u2019il fallait quelqu\u2019un d\u2019autre pour \u00e9crire l\u2019\u00e9dito. Comme le choix de la personne tardait \u00e0 venir, j\u2019ai propos\u00e9 de publier une colonne consacr\u00e9e \u00e0 Sa\u00efd Akl, et me chargeais de r\u00e9diger un article par semaine. La deuxi\u00e8me \u00e9tape s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e lors d\u2019une r\u00e9union de la direction. Le tirage du quotidien \u00e9tait excellent durant les jours de la semaine mais d\u00e9ficitaire le dimanche, en raison de la fermeture des march\u00e9s et de l\u2019absence de vendeurs et de publicit\u00e9s ce jour-l\u00e0. Comment allait-on limiter les frais? R\u00e9duire le nombre de journalistes? Il fallait trouver une solution. J\u2019ai pens\u00e9 \u00e0 la meilleure mani\u00e8re d\u2019attirer de nouveaux lecteurs parmi les \u00e9tudiants, les \u00e9crivains et les po\u00e8tes. Plut\u00f4t donc que de limiter les pages, j\u2019ai propos\u00e9 de publier le dimanche un suppl\u00e9ment litt\u00e9raire, scientifique et artistique, avec des activit\u00e9s, des promotions, une tribune libre. Georges Naccache a approuv\u00e9 l\u2019id\u00e9e qui m\u00e9ritait l\u2019essai. Le suppl\u00e9ment a paru et a eu de larges \u00e9chos avec la contribution de Sa\u00efd Akl, Adel Malek, Riad Honein&#8230; C\u2019\u00e9tait une premi\u00e8re pour un quotidien, une renaissance artistique et scientifique. Bien plus, le num\u00e9ro du dimanche a engendr\u00e9 le double des b\u00e9n\u00e9fices du quotidien.<\/p>\n<p><strong>En 1970 vous \u00eates devenu propri\u00e9taire <em>d\u2019Al Jarida<\/em>&#8230;<\/strong> En 1969, j\u2019ai r\u00e9ussi \u00e0 obtenir la g\u00e9rance libre du journal pour cinq ans, et en 1970, Georges Naccache m\u2019a accord\u00e9 le droit de cession d\u2019<em>Al Jarida<\/em>. Les bureaux furent transf\u00e9r\u00e9s dans un nouveau local \u00e0 Tabaris. Le suppl\u00e9ment hebdomadaire a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9 par une conf\u00e9rence-d\u00e9bat autour d\u2019un th\u00e8me d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 laquelle participaient responsables et mohafezines libanais. C\u2019\u00e9tait un v\u00e9ritable dialogue national. Tous ces documents ont \u00e9t\u00e9 rassembl\u00e9s dans <em>\u00abHiwar min doun tawilat\u00bb, <\/em>un ouvrage dont la couverture portait la signature de Pierre Sadek. Malheureusement la guerre libanaise de 1975-1990 a d\u00e9vast\u00e9 les locaux et nous a contraints \u00e0 arr\u00eater la publication du journal. Mais mon activit\u00e9 journalistique a continu\u00e9 avec la publication de num\u00e9ros sp\u00e9ciaux et d\u2019articles politiques dans <em>An Nahar, As Safir, Al Anwar, Al Hawad\u00e8s<\/em> et la revue de l\u2019Ordre de la presse.<\/p>\n<a href=\"http:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/8.jpg\"><img src=\"data:image\/svg+xml,%3Csvg%20xmlns='http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg'%20viewBox='0%200%2043%%20247'%3E%3C\/svg%3E\" class=\"zeen-lazy-load-base zeen-lazy-load wp-image-4180 size-full\" data-lazy-src=\"http:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/8.jpg\" alt=\"8\" width=\"43%\" data-lazy-srcset=\"https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/8.jpg 438w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/8-300x205.jpg 300w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/8-150x103.jpg 150w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/8-183x125.jpg 183w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/8-98x67.jpg 98w\" data-lazy-sizes=\"(max-width: 438px) 100vw, 438px\" \/>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Quel r\u00f4le joue la presse dans la politique?<\/strong> La presse et la politique sont deux milieux concordants et compl\u00e9mentaires. La presse joue un r\u00f4le d\u00e9terminant dans la prise des d\u00e9cisions politiques. Les politiciens, \u00e0 l\u2019instar de Raymond Edd\u00e9, Kamel el Assaad, Amin el Hafez et autres, se r\u00e9unissaient chaque soir dans les bureaux des journaux, notamment <em>d\u2019Al Jarida<\/em> pour suivre le cours des \u00e9v\u00e9nements et adopter une position d\u00e9termin\u00e9e. C\u2019\u00e9tait le lieu de rencontre des hommes politiques et de la prise des d\u00e9cisions importantes susceptibles de satisfaire l\u2019opinion publique et de servir les int\u00e9r\u00eats du citoyen et de la patrie. N\u2019oublions pas que c\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 la presse, repr\u00e9sent\u00e9e par Georges Naccache et Ghassan Tu\u00e9ni, et \u00e0 Henri Pharaon, que la Troisi\u00e8me Force a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e pour faire face aux crises politiques engendr\u00e9es tous les six ans par la reconduction. Il suffisait, par exemple, qu\u2019une manchette soit publi\u00e9e pour qu\u2019un cabinet r\u00e9ussisse ou d\u00e9missionne.<\/p>\n<p><strong>Vous avez particip\u00e9 \u00e0 la vie politique libanaise. Quelles impressions avez-vous gard\u00e9 de cette exp\u00e9rience?<\/strong> J\u2019ai toujours aspir\u00e9 \u00e0 \u00eatre un journaliste ind\u00e9pendant, loin de la politique et des politiques partisanes. Malheureusement, en 1975, la guerre a d\u00e9vast\u00e9 les locaux d\u2019<em>Al Jarida <\/em>\u00e0 Tabaris, qui ont subi de gros d\u00e9g\u00e2ts, ce qui nous a contraints \u00e0 l\u2019arr\u00eat de la publication. En 1976, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 appel\u00e9 \u00e0 participer \u00e0 un cabinet de salut national form\u00e9 de six ministres, en remplacement du ministre d\u00e9missionnaire Philippe Takla. C\u2019est ainsi que suite \u00e0 un remaniement minist\u00e9riel, je me suis vu attribuer les minist\u00e8res des Finances, des T\u00e9l\u00e9communications et de l\u2019Economie nationale, dans un gouvernement d\u2019exp\u00e9dition des affaires courantes au cours de cette ann\u00e9e charni\u00e8re 1976-1977, avant la passation des pouvoirs entre le pr\u00e9sident Sleiman Frangieh et Elias Sarkis. Que pouvait bien faire un journaliste au sein d\u2019un tel gouvernement pour servir les int\u00e9r\u00eats des citoyens?<\/p>\n<p><strong>Comment avez-vous r\u00e9ussi \u00e0 assumer vos fonctions? <\/strong>Le fin juriste Antoine Baroud m\u2019a facilit\u00e9 la t\u00e2che en m\u2019avan\u00e7ant une \u00e9tude du droit fran\u00e7ais sur les pr\u00e9rogatives exceptionnelles du ministre dans des circonstances exceptionnelles, comme les n\u00f4tres. Si le Conseil des ministres n\u2019arrive pas \u00e0 se r\u00e9unir pour une raison majeure, comme la guerre, le ministre est habilit\u00e9, seul, \u00e0 prendre des d\u00e9crets unilat\u00e9raux. Comment un ministre des Finances pouvait-il\u00a0 avoir des rentr\u00e9es d\u2019argent sans avoir recours au minist\u00e8re? Comment un ministre des T\u00e9l\u00e9communications pouvait-il travailler au sein d\u2019un minist\u00e8re o\u00f9 les lignes \u00e9taient coup\u00e9es dans la plupart des r\u00e9gions? Comment un ministre d\u2019Economie nationale pouvait-il travailler alors que tous les ports l\u00e9gaux \u00e9taient occup\u00e9s, r\u00e9gis par la contrebande et l\u2019anarchie? Il fallait trouver des solutions pratiques. J\u2019ai donc commenc\u00e9 par le volet financier en assurant \u00e0 35.000 employ\u00e9s leurs salaires non pay\u00e9s depuis huit mois, apr\u00e8s l\u2019assassinat du directeur des Finances Khalil Salem, \u00e0 travers l\u2019ouverture, dans les r\u00e9gions concern\u00e9es, d\u2019un compte sp\u00e9cial au nom du minist\u00e8re des Finances. Puis j\u2019ai r\u00e9ussi \u00e0 collecter des recettes en imposant des taxes douani\u00e8res dans les ports l\u00e9gaux qui \u00e9taient en fonction. Arrive le tour de la M\u00e9canique qui fut restaur\u00e9e pour devenir, d\u2019un lieu d\u00e9vast\u00e9 \u00e0 D\u00e9kouaneh, un lieu s\u00fbr et propre o\u00f9 les citoyens venaient conclure leurs op\u00e9rations et payer leurs redevances. Enfin, les t\u00e9l\u00e9communications qui \u00e9taient d\u00e9pourvues de recettes et de communications, la plupart des lignes t\u00e9l\u00e9phoniques \u00e9tant coup\u00e9es. Comme il \u00e9tait difficile d\u2019assurer une liaison entre elles, la r\u00e9paration des r\u00e9seaux a commenc\u00e9 au nord, puis en trois jours et gr\u00e2ce aux efforts gigantesques de l\u2019arm\u00e9e libanaise, une ligne de campagne terrestre a \u00e9t\u00e9 install\u00e9e entre Zahl\u00e9 et le Metn, et ainsi de suite, malgr\u00e9 toutes les op\u00e9rations de sabotage qui ont suivi.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/82.jpg\"><img src=\"data:image\/svg+xml,%3Csvg%20xmlns='http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg'%20viewBox='0%200%2034%%20247'%3E%3C\/svg%3E\" class=\"zeen-lazy-load-base zeen-lazy-load alignnone  wp-image-4196\" data-lazy-src=\"http:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/82.jpg\" alt=\"82\" width=\"34%\" data-lazy-srcset=\"https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/82.jpg 619w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/82-300x221.jpg 300w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/82-150x111.jpg 150w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/82-508x375.jpg 508w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/82-169x125.jpg 169w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/82-91x67.jpg 91w\" data-lazy-sizes=\"(max-width: 619px) 100vw, 619px\" \/><noscript><img class=\"alignnone  wp-image-4196\" src=\"http:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/82.jpg\" alt=\"82\" width=\"34%\" srcset=\"https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/82.jpg 619w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/82-300x221.jpg 300w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/82-150x111.jpg 150w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/82-508x375.jpg 508w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/82-169x125.jpg 169w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/82-91x67.jpg 91w\" sizes=\"(max-width: 619px) 100vw, 619px\" \/><\/noscript><\/a><a href=\"http:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/71.jpg\"><img src=\"data:image\/svg+xml,%3Csvg%20xmlns='http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg'%20viewBox='0%200%2038%%20247'%3E%3C\/svg%3E\" class=\"zeen-lazy-load-base zeen-lazy-load alignnone  wp-image-4197\" data-lazy-src=\"http:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/71.jpg\" alt=\"71\" width=\"38%\" data-lazy-srcset=\"https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/71.jpg 428w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/71-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/71-150x100.jpg 150w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/71-187x125.jpg 187w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/71-100x67.jpg 100w\" data-lazy-sizes=\"(max-width: 428px) 100vw, 428px\" \/><noscript><img class=\"alignnone  wp-image-4197\" src=\"http:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/71.jpg\" alt=\"71\" width=\"38%\" srcset=\"https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/71.jpg 428w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/71-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/71-150x100.jpg 150w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/71-187x125.jpg 187w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/71-100x67.jpg 100w\" sizes=\"(max-width: 428px) 100vw, 428px\" \/><\/noscript><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Le restaurant de l&rsquo;h\u00f4tel Chtaura Park a \u00e9t\u00e9 transform\u00e9 en Parlement, le temps de la c\u00e9r\u00e9monie de passation des pouvoirs entre les pr\u00e9sidents Sleiman Frangieh et Elias Sarkis. Le pr\u00e9sident Elias Sarkis pr\u00eate serment, avec \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s, le pr\u00e9sident de la chambre Kamel el Assaad. Au premier rang, le vice-pr\u00e9sident du Conseil Camille Chamoun, et les ministres, \u00e9mir Majid Arslane, Adel Osseirane et Georges Skaff.\u00a0<\/em><\/p>\n<p>\u00a9 Archives Georges Skaff<\/p>\n<p><strong>Vous avez c\u00f4toy\u00e9 de pr\u00e8s le pr\u00e9sident Sleiman Frangieh. Quel souvenir aimeriez-vous \u00e9voquer? <\/strong>Bien plus qu\u2019un souvenir, j\u2019aimerais signaler la noblesse d\u2019\u00e2me d\u2019un pr\u00e9sident lors de la c\u00e9r\u00e9monie de passation des pouvoirs. Ce jour-l\u00e0, il m\u2019avait confi\u00e9 qu\u2019il remettrait les fonctions \u00e0 son successeur sans signer de d\u00e9crets susceptibles de cr\u00e9er des probl\u00e8mes ult\u00e9rieurs compromettants. A 23h50, il a d\u00e9clar\u00e9 devant le public pr\u00e9sent: \u00abA minuit, je pourrais enfin dormir la conscience tranquille\u00bb. Effectivement, malgr\u00e9 toutes les suggestions faites afin de le persuader de signer quelques d\u00e9crets de derni\u00e8re minute, le pr\u00e9sident a tenu sa promesse.<\/p>\n<p><strong>Vous avez pr\u00e9sid\u00e9, de 1990 \u00e0 1993, la cha\u00eene de t\u00e9l\u00e9vision locale T\u00e9l\u00e9 Liban. Pouvez-vous nous en parler? <\/strong>Lors de l\u2019\u00e9lection du pr\u00e9sident Elias Haraoui, apr\u00e8s l\u2019accord de Ta\u00ebf, la route menant \u00e0 Baabda \u00e9tait inaccessible. Le ministre de l\u2019Information \u00e0 l\u2019\u00e9poque, Edmond Rizk, a nomm\u00e9 six personnalit\u00e9s du secteur public et six autres du secteur priv\u00e9 pour former le conseil d\u2019administration de T\u00e9l\u00e9 Liban. Il m\u2019a choisi ainsi que Fouad Obeid et Bassem el Sabeh. Nous r\u00e9sidions au premier \u00e9tage de l\u2019h\u00f4tel <em>Carlton<\/em> et la t\u00e9l\u00e9vision \u00e0 Tallet el Khayat \u00e9tait sans employ\u00e9s et d\u00e9pourvue d\u2019antennes. J\u2019ai fait appel \u00e0 cinq pr\u00e9sidents d\u2019agences publicitaires, dont Antoine Choueiri, Abou Assi Yasmine et Nasser Qandil. Avec chaque offre, un ch\u00e8que du m\u00eame montant devait \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9. Mais comme les offres n\u2019\u00e9taient pas satisfaisantes, j\u2019ai r\u00e9clam\u00e9 \u00e0 trois reprises, de meilleures propositions. Des cinq adjudicataires, il n\u2019en restait que trois. Et des 50.000 dollars propos\u00e9s au d\u00e9part, j\u2019ai \u00e9lev\u00e9 la somme \u00e0 450.000 dollars. C\u2019est ainsi que nous avons r\u00e9ussi \u00e0 commander les \u00e9quipements et \u00e0 ramener en toute s\u00e9curit\u00e9, les employ\u00e9s au lieu de leur travail. Malheureusement la t\u00e9l\u00e9 a \u00e9t\u00e9 vis\u00e9e \u00e0 nouveau par les obus et a \u00e9t\u00e9 br\u00fbl\u00e9e. Pour assurer la continuit\u00e9 du travail, nous avons lou\u00e9 un local au Centre Ivoire \u00e0 partir duquel nous avons diffus\u00e9 le lancement officiel de la reprise de T\u00e9l\u00e9 Liban c\u00e9l\u00e9br\u00e9e \u00e0 l\u2019h\u00f4tel <em>Al Bustan.<\/em><\/p>\n<p><strong>Quelle p\u00e9riode de votre vie a-t-elle \u00e9t\u00e9 la plus agr\u00e9able, la plus riche, la plus fertile?<\/strong> J\u2019estime que chaque p\u00e9riode a eu sa part agr\u00e9able et riche. Je n\u2019ai jamais accept\u00e9 ou accompli un travail comme une corv\u00e9e. En tant que journaliste, j\u2019ai r\u00e9ussi \u00e0 donner plusieurs r\u00f4les \u00e0 jouer, \u00e0 satisfaire plusieurs courants et \u00e0 obtenir de bons r\u00e9sultats.<\/p>\n<a href=\"http:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/6.jpg\"><img src=\"data:image\/svg+xml,%3Csvg%20xmlns='http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg'%20viewBox='0%200%2045%%20247'%3E%3C\/svg%3E\" class=\"zeen-lazy-load-base zeen-lazy-load wp-image-4198 size-full\" data-lazy-src=\"http:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/6.jpg\" alt=\"6\" width=\"45%\" data-lazy-srcset=\"https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/6.jpg 457w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/6-300x203.jpg 300w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/6-150x101.jpg 150w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/6-185x125.jpg 185w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/6-99x67.jpg 99w\" data-lazy-sizes=\"(max-width: 457px) 100vw, 457px\" \/>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Quelle r\u00e9alisation pour votre ville natale Zahl\u00e9, aimeriez-vous mentionner?<\/strong> La transformation de l\u2019ancien s\u00e9rail de Zahl\u00e9 en mus\u00e9e d\u2019art libanais, un concept inexistant au Liban. L\u2019id\u00e9e a germ\u00e9 dans ma t\u00eate lors d\u2019une r\u00e9union organis\u00e9e le week-end dans notre domicile \u00e0 Zahl\u00e9, avec le po\u00e8te et ami Sa\u00efd Akl et le mohafez Nasri Salhab, une personnalit\u00e9 charismatique et un homme de lettres tr\u00e8s cultiv\u00e9. Une autre r\u00e9alisation dont je suis tr\u00e8s fier est le symbole de la ville qui tr\u00f4ne \u00e0 l\u2019entr\u00e9e de Zahl\u00e9, un chef-d\u2019\u0153uvre de Samih el Attar repr\u00e9sentant une femme portant une grappe de raisin, symbole du vin et de la po\u00e9sie.<\/p>\n<p><strong>Vous avez embrass\u00e9 plusieurs carri\u00e8res, comment les d\u00e9finissez-vous?<\/strong> Toutes les carri\u00e8res que j\u2019ai men\u00e9es s\u2019entrelacent et s\u2019encha\u00eenent. A chacune d\u2019elles, j\u2019ai donn\u00e9 un go\u00fbt particulier. En tant qu\u2019avocat, j\u2019ai pris la d\u00e9fense des droits des individus; en tant que journaliste et politicien, j\u2019ai donn\u00e9 plusieurs pouss\u00e9es. Le journalisme m\u2019a ouvert grand les portes du contact et de la communication avec les autres. J\u2019estime heureux celui qui r\u00e9ussit \u00e0 r\u00e9aliser et \u00e0 obtenir ce qu\u2019il d\u00e9sire pour lui-m\u00eame et pour son pays sans avoir \u00e0 \u00absolliciter\u00bb de rendez-vous ou une visite au responsable.<\/p>\n<a href=\"http:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/84.jpg\"><img src=\"data:image\/svg+xml,%3Csvg%20xmlns='http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg'%20viewBox='0%200%2042%%20247'%3E%3C\/svg%3E\" class=\"zeen-lazy-load-base zeen-lazy-load wp-image-4184 size-full\" data-lazy-src=\"http:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/84.jpg\" alt=\"84\" width=\"42%\" data-lazy-srcset=\"https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/84.jpg 423w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/84-300x202.jpg 300w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/84-150x101.jpg 150w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/84-186x125.jpg 186w, https:\/\/www.prestigemag.co\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/84-99x67.jpg 99w\" data-lazy-sizes=\"(max-width: 423px) 100vw, 423px\" \/>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Si vous n\u2019\u00e9tiez pas Georges Skaff, qui auriez-vous aim\u00e9 \u00eatre?<\/strong> Moi-m\u00eame, encore et toujours. Celui qui veut se faire passer pour un autre que lui-m\u00eame est condamn\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chec. Enlevez-moi de ma vie, je ne serai plus moi-m\u00eame. Il ne faut pas chercher \u00e0 imiter telle ou telle personne, mais plut\u00f4t rester soi-m\u00eame et sinc\u00e8re envers soi-m\u00eame. Dans notre vignoble \u00e0 Alline, aux alentours de Zahl\u00e9, j\u2019ai plant\u00e9 17 c\u00e8dres, le m\u00eame jour, \u00e0 la m\u00eame heure. R\u00e9sultat? Aucun c\u00e8dre ne ressemble \u00e0 l\u2019autre. C\u2019est le travail de la nature et de l\u2019environnement qui fa\u00e7onne la cr\u00e9ature. C\u2019est sous ses vignes que nous nous r\u00e9unissons avec les amis autour de rencontres litt\u00e9raires et culturelles.<\/p>\n<p><strong><em>Propos recueillis<\/em> par Mireille Bridi Bouabjian<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>Prestige N 260, Mars 2015<\/em><br \/>L\u2019\u00e9criture et la politique se rencontrent-elles? Toutes les deux sont un art, l\u2019art de s\u2019exprimer et l\u2019art de diriger. Alors que les \u00e9crits d\u00e9fendent des droits, la politique \u0153uvre \u00e0 leur r\u00e9alisation. L\u2019\u00e9crivain et le politicien se compl\u00e8tent donc. En 1976 au Liban, l\u2019enjeu \u00e9tait de taille, avec un pays en guerre et une situation \u00e9conomique incontr\u00f4l\u00e9e. Georges Skaff, journaliste, \u00e9crivain et ministre \u00e0 cette \u00e9poque, a r\u00e9ussi le pari.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[13331],"tags":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v19.4 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Georges W. Skaff - Prestige Magazine<\/title>\n<meta name=\"description\" content=\"Prestige N 260, Mars 2015L\u2019\u00e9criture et la politique se rencontrent-elles? 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